La COP30 s’ouvre à Belém, avec l’espoir de raviver un multilatéralisme climatique en crise et de sauver l’Amazonie.
🇧🇷 COP30 au Brésil : l’Amazonie au cœur des négociations
La 30ᵉ Conférence des Nations unies sur le climat (COP30) s’est ouverte ce lundi à Belém, au nord du Brésil, dans un contexte mondial de fortes tensions environnementales. Près de 200 délégations venues du monde entier se retrouvent pour tenter de relancer une coopération climatique fragilisée par les crises géopolitiques et économiques.
Le choix du Brésil n’est pas anodin : l’Amazonie, considérée comme le « poumon de la planète », est au centre de toutes les attentions. Cette forêt, essentielle à la régulation du climat mondial, continue de reculer sous l’effet de la déforestation et des activités minières illégales.
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, hôte de la conférence, a appelé à « un pacte mondial pour la protection des forêts tropicales » et à une solidarité financière accrue envers les pays du Sud. « Nous ne sauverons pas la planète sans justice climatique », a-t-il martelé dans son discours d’ouverture.
De leur côté, plusieurs dirigeants africains et asiatiques ont dénoncé les promesses non tenues des pays riches sur les financements climatiques. L’objectif des 100 milliards de dollars par an pour soutenir la transition écologique des pays en développement reste encore loin d’être atteint.
Malgré les divergences, les experts espèrent que cette COP marquera un tournant diplomatique, notamment sur la question de la biodiversité et des énergies propres. L’Amazonie, symbole d’un équilibre fragile, est désormais au centre d’une bataille planétaire entre développement et préservation.


